Akkord – HTH020

En quatre titres, Akkord franchit un nouveau palier et impressionne de précision.

HTH020-PACKSHOT-FINAL

8.3

10

Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 18 juin 2014 | 12:42

L’une des questions se faisant prégnantes au terme de l’écoute du premier album éponyme d’Akkord, projet de Synkro et Indigo, était de savoir comment le duo allait désormais pouvoir aller plus loin. Si le son produit par les deux acolytes était dès les débuts du groupe d’une précision clinique époustouflante, l’album marquait en ce sens le franchissement d’un nouveau palier, atteignant une rigueur presque mathématique.

 

Sept mois plus tard, nous voici en présence d’un nouvel objet musical issu du studio du duo, venant répondre à nos interrogations. Car de fait, ce quatre-titres parvient à marquer une nouvelle étape dans la progression du son du groupe, laissant bouche-bée face au niveau de détail proposé et à la définition du moindre son.
« Gravure » nous accueille de manière presque classique pour le groupe, comme pour nous réhabituer à la musique sans concession, sombre et chirurgicale, d’Akkord. On rentre lentement dans cette sphère à part à mesure que le groupe convoque tous les piliers de celle-ci.

Les choses sont en place : Akkord peut désormais procéder à sa démonstration de force. Le milieu du maxi est en effet le théâtre d’une véritable épopée en deux actes, laissant le duo renverser toutes les barrières imaginables. Témoignant de l’intelligence du breakbeat dont font preuve ses deux membres, « Continuum » épate par sa construction impressionnante, distillant lentement les références sonores au sein d’un espace empli de vide. On retrouve le champ magnétique érigé en essence du groupe, dans lequel se dissolvent sons et percussions ; celui-ci prend néanmoins une toute nouvelle ampleur ici, résonnant au travers de chacune des composantes du titre.

Alors que l’on reste subjugué, « Typeface » parvient à franchir quelques nouveaux crans pour toucher aux frontières de la notion d’humain : jouant sur nos nerfs, le titre introduit une sorte de répétition métronomique d’un unique signal, pour davantage nous tromper en faisant basculer les rythmes dans de nouvelles dimensions à chaque fois que guette l’engourdissement. Derrière la pureté sonore affichée, une substance vitale paraît guider ces envolées d’un bout à l’autre.

 

En guise de conclusion, un « Greyscale » aux accents dubstep nous laisse redescendre, tout en nous maintenant dans un état d’essoufflement certain. Cassant ses rythmiques, cette ultime proposition nous donne la mesure de l’espace créé par le groupe. Groupés ensemble, ces quatre titres montrent Akkord au sommet de son art, dépassant d’un cran le son de son album tout en laissant imaginer la suite. Tout simplement impressionnant.

Tracklist :

01. Gravure
02. Continuum
03. Typeface
04. Greyscale

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