Christian Löffler – Mare

Christian Löffler continue avec Mare à faire son petit bonhomme de chemin, et n’oublie pas de nous prendre avec lui au passage dans cet univers housy aux accents pop, teinté de merveilles.

8.3

10

Par Raphael Lenoir
Publié le 17 novembre 2016 | 7:36
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Difficile de faire de différences entre sound design et house pour Christian Löffler, tant les deux sont entremêlés dans son univers. Il est sans doute à ce jour l’un des producteurs mettant le plus d’éléments de field recordings dans ses compositions, parfois pop, parfois house, à la manière d’un DJ Koze ou d’un Robag Whrüme des grands soirs. Mare, sorti au mois d’octobre sur Ki Records, est son deuxième long format, après un premier essai percutant et doté d’une aura mystérieuse qui sublimait sa musique. Avec Mare, album enregistré sur les abords de la mer Baltique, Löffler nous revient en force, une force tranquille qui s’exprime par la finesse des textures utilisées. Il est sans doute l’un des rares à proposer ce mélange entre culture pop, modern classical et house. Les beats cassés s’entrechoquent tandis que les mélodies viennent les rattraper pour se noyer dans une mêlée faite de bruissements de feuilles et de sonorités boisées. Si l’album est égal et tient en haleine l’auditeur pendant plus d’une heure, un petit exploit pour une telle durée et dans un tel registre, certaines tracks pourtant semblent comme « Lid » ou « Neo » s’extirper du paysage sonore grâce à ce souffle fragile, la véritable patte musicale de l’Allemand. Le monde chaleureux et mystérieux de Löffler est donc ici parfaitement reproduit sur Mare : la ressemblance frappante avec ses précédentes œuvres est d’ailleurs le seul défaut que l’on pourrait lui reprocher. Nous sommes donc en terrain connu mais toujours dans l’évasion. Un paradoxe fascinant.

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