Extrawelt – In Aufruhr

In Aufruhr reste dans la lignée de son prédécesseur, mais il est difficile de s’en plaindre.

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7.4

10

Par David Robert
Publié le 25 décembre 2011 | 23:52

Depuis plus de 10 ans, Arne Schaffhausen et Wayan Raabe brassent les releases à tour de bras. L’alias Spirallianz en premier lieu à partir de la fin des 90s, ayant laissé sa place 4 années plus tard à Midimiliz dont les dernières sorties sont parues il y a 3 ans ; deux alias assez ésotériques cumulant pourtant 5 albums et un nombre d’EP assez conséquent, le tout avec une qualité plus que respectable. Mais c’est la sortie d’un maxi sous le nom d’Extrawelt en 2005 (signé sur Border Community), et plus particulièrement d’un morceau, qui va quelque peu bouleverser la donne niveau reconnaissance pour le tandem : “Soopertrack”.
Ces 8 minutes de techno progressives vont affoler les charts et les playlists du monde entier, braquant de ce fait les projecteurs sur Extrawelt. Arne et Wayan vont alors accentuer leur rythme de production, sans pour autant perdre en vertu. Trois plus tard et c’est la sortie acclamée de l’album “Schöne Neue Extrawelt” sur Cocoon qui vient transformer l’essai, maintenant la lumière au dessus de leur têtes.

In Aufruhr”, deuxième album signé sous Extrawelt, s’avère donc en réalité être leur septième. Une question légitime s’infiltre alors au coins de nos synapses :  après toutes ces années, que les deux teutons ont-ils encore à nous offrir ?
S’il fallait juger sur un quelconque changement radical amenant un vent de fraîcheur, ces lignes seraient sûrement bien plus acerbes qu’elles ne le seront.
Leur univers n’a donc pas vraiment changé. Mais en même temps, voilà qui est plus rassurant que décevant car leur patte va toujours griffer avec brio dans plusieurs directions, leur permettant de ne jamais vraiment s’essouffler sans pour autant prendre de réels risques. Tout en maintenant une cohérence parfaite, les contours stylistiques sont donc une nouvelle fois à géométrie variable, mais ce, dans la limite des plans habituels.
Si techno il y a, l’architecture rythmique n’en est pas pour autant cantonné au 4*4. Le ton extrêmement martial de “Leaf 43 (Neverlasting Edit)” côtoie le schéma drum’n'bass de “Auswind”, ou, dans la même idée, le tube club progressif et trancey de “Swallow The Leader” précède son antithèse, “808 State”, sorte de dub expérimentale.
Les matières sont travaillées au scalpel. Nappes lumineuses sur le morceau d’ouverture ou aphrodisiaques sur celui de fermeture, claviers mélancolique, carillons,  jeu d’une 6 cordes modulée et de voix modifiées sur “Phoebe”, synthé fuselé sur “Herz aus Blech”, ventru sur “Die Welt ist nicht genug” ou encore insaisissable et un brin mystérieux sur “Division Dunkel”. Sans oublier les gimmicks percussifs, texturaux ou glitchés qui parsèment chaque titre.

Ainsi, “In Aufruhr” reste largement dans la lignée de son (ses) prédécesseur. Mais il faut avouer que le son du duo est est si riche, que l’artère dans laquelle ils se complaisent est tellement large et tellement bien domestiquée, qu’il est difficile, voir impossible, d’être déçu par un non-virage complet. Et puis, tout le monde n’a pas le culot de Trentemoeller.

Tracklist :

1. The Next Little Thing
2. Division Dunkel
3. Blendwerk I
4. Leaf 43 (Neverlasting Edit)
5. Aufwind
6. Herz aus Blech
7. Pontiac
8. Swallow the Leader
9. 808 Slate
10. Blendwerk II
11. Phoebe
12. Dumb Age
13. Die Welt ist nicht genug
14. Schlusslicht

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