Interview : Moresounds

C’est l’histoire d’un homme qui aimait les sons. Il les aimait tellement qu’il en voulait toujours plus. Mais il en voulait tellement plus encore qu’il se mit à faire ses propres sons. Telle pourrait être la définition de Moresounds.

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Par Marco Kabbale
Publié le 28 septembre 2018 | 12:22

Photo d’illustration par Pharoah Marsan

Depuis 2007, cet illustre compositeur expose au monde sa vision de la musique sous le pseudonyme Moresounds. Un regard très éclectique, inspiré de hip-hop, de dub et de sonorités plus contemporaines comme la bass, la jungle, le juke ou le footwork – le dénominateur commun à tous ces styles étant la prédominance de la basse. Un son qui lui est propre, si bien qu’il en devient difficilement classable, qualifiable mais en tout cas reconnu par ses pairs et apprécié par le public. Après un premier album autoproduit et deux EPs plutôt orientés hip-hop et dub, Moresounds se fait remarquer par Om Unit qui signe alors sur son label Cosmic Bridge Breath Control EP en 2012. S’en suit en 2013 Moresounds EP sur l’aussi prestigieux label de Fracture : Astrophonica. Depuis, les productions et remixes s’enchaînent à grande vitesse pour le parisien qui alterne sa vie entre studio et scène, comme avec sa tournée actuelle au Canada et aux USA enchaînée avec la sortie de son dernier morceau sur Green Arrow début septembre ou son «Warria VIP» fraîchement sorti. Bientôt de retour en France, on aura l’occasion de le retrouver le 05 octobre à Bordeaux à la soirée Partie Fine. Une venue qui nous a inspirée quelques questions complémentaires à notre précédente interview.

Tout d’abord, peux-tu nous révéler quand et où tout a commencé ? Quelle fut ta première rencontre avec la musique ?

J’ai toujours un peu baigné dans le monde de la musique, mes parents avaient un magasin de vinyles dans les années 70 dans le sud de la France. Mon père était guitariste dans un groupe de rock qui faisait des reprises de morceaux anglais. Dans les années 90, j’écoutais pas mal de hip-hop, je me suis mis au mix/scratch et avec des potes, on faisait quelques soirées sur Montpellier. En parallèle, mon frère et mon cousin étaient dans la Hard Techno (Pir Maun), ils sortaient des disques et jouaient des live sets, principalement en free parties. J’ai beaucoup appris avec eux et c’est à partir de ce moment-là que j’ai voulu commencer à produire mes propres sons.

Déjà une carrière décennale derrière toi. Quelles sont pour toi les événements les plus marquants de ton parcours ?

Quand j’ai découvert King Tubby et le jour ou Om Unit m’a proposé de faire un EP pour Cosmic Bridge.

Chose assez difficile à faire pour les médias, comment définirais-tu toi-même ta musique ? N’y a-t-il pas justement dans ton approche du son une volonté de te défaire des barrières qui peuvent cloisonner les scènes et les styles ?

Ahah ! J’’ai moi-même un peu de mal à définir ma musique et en soit ce n’est pas une mauvaise chose. Comme indiqué dans l’introduction, c’est un mélange de tous les styles qui m’ont inspirés comme le hip-hop, le reggae/dub, la jungle… Je trouve que c’est plaisant de ne pas être casé dans un genre et d’avoir la liberté de faire la musique sans se soucier du style. Ce n’est pas vraiment une volonté, c’est plutôt naturel et j’en suis très content. J’aime plusieurs styles de musique et je trouve un peu dommage d’être cloisonné que dans une seul style ..

Actuellement en tournée dans le nord du continent américain, comment est l’accueil du public, sa réaction ? Est-il différent de celui du vieux continent ?

Ça dépend de pas mal de choses mais en général le public est super réactif en Amérique du Nord, les gens sont accueillants, enthousiastes, ça danse beaucoup et il y a vraiment une bonne ambiance. Ils sont, je dirais, un peu plus réactif qu’en France, aussi peut-être parce qu’ils n’ont pas la même culture musicale que nous ?

Tu as déjà sorti une multitude de morceaux et remixes sur d’excellents labels comme Cosmic Bridge, Astrophonica, 31 recordings, Lion Charge, Ninja Tune… Si tu devais en conseiller qu’un, quel morceau préconiserais-tu à nos lecteurs ?

Assez dur de choisir un titre comme ça… Mais je dirais que mon  SNAFU EP a été une transition dans mon parcours musical. Je conseillerais le track  «Day N Days» qui a notamment attiré l’oreille de Om Unit et m’a fait avancer par la suite.

Y a-t-il encore un label sur lequel tu rêverais de signer ?

Pas vraiment, je suis déjà très content et satisfait des labels avec lesquels je travaille. J’essaie de les honorer au maximum car ils ont fait de moi ce que je suis actuellement.

Question « île déserte » : à n’en choisir qu’un, serais-tu plutôt dub siren, platine vinyle ou contrôleur MIDI ?

Île déserte ? Franchement, plutôt un bon sound system, un petit lecteur avec une énorme bibliothèque de sons variées et un petit panneau solaire pour faire marcher le tout :D

Parlons futur ! Quels sont tes projets dans les tuyaux en ce moment ?

Ah ! Quelques morceaux vont bientôt sortir sur des compiles pour Cosmic Bridge, Astrophonica, AMAR et je cuisine des tracks pour de prochaines releases… Je ne peux pas être plus précis pour le moment :)

Pour conclure, nous te laissons la liberté de dire ce que tu veux. Un message de prévention ? Un conseil de vie ? Une opinion politique ? A toi la parole !

Pas de préventif ni de conseils mais j’en profiterais plutôt pour remercier toutes les personnes qui soutiennent ma musique : le public, tous les promoteurs qui nous font jouer partout dans le monde, et évidemment mes labels : Cosmic BridgeAstrophonica31 Recordings Lion ChargeDub StuyGreen Arrow… Max respect family !

Sorry, but this interview isn’t available in English.

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