Luke Abbott – Brazil

Brazil ne vient pas contredire la philosophie du label Border Community.

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7.6

10

Par David Robert
Publié le 30 novembre 2011 | 23:19

Bien qu’il n’en soit devenu un membre à part entière qu’assez tardivement (en 2008 avec la sortie de son EP “Tuesday”), le producteur anglais Luke Abbott, de même qu’un Nathan Fake, Fairmont et autre Ricardo Tobar, a indéniablement participé à l’émergence du label Border Community et à la création du son caractéristique de l’écurie de James Holden, notamment avec son très bon premier album, “Holkham Drones”, paru en 2010 sur ladite maison.
De manière tout à fait logique, l’homme semble avoir totalement adopté la philosophie du label, qui est de fait également celle de ses acolytes : produire peu, mais produire bien, très bien. Preuve en est le nombre de ses sorties en 2011 : jusqu’à alors, il n’y en avait qu’une : son excellent “Trans Forest Alignment EP”, paru en début d’année. Et ce n’est vraisemblablement pas “Brazil”, le nouveau maxi qu’il vient d’ajouter à l’intense discographie de la maison anglaise, qui va contredire cela.

S’il l’on connaissait déjà le titre éponyme de l’EP, ce dernier étant issu du premier album du bonhomme, Luke Abbott réussit pourtant un audacieux tour de force en en proposant une “Slow Version” – dénomination plutôt étonnante au vu de la rapidité du titre en comparaison avec l’originale – qui se révèle probablement encore meilleure que la track initiale, l’ajout d’un beat entraînant à cette dernière intensifiant encore plus son côté hypnotique.
Seul réel inédit du maxi, “Grumble” est l’exemple par excellence du titre respirant à plein nez le style Luke Abbott mais où ce dernier arrive néanmoins à se montrer convaincant : un psychédélisme propre au garçon exacerbé par des synthés acides et virevoltants, une progressivité marquée par des changements de rythme fréquents, et toujours cette brillante utilisation de la répétition de boucles afin de mieux envoûter.
L’EP se conclut sur deux relectures du titres éponyme par des pointures du genre : l’anglais Gold Panda et le français Etienne Jaumet qui soumettent chacun l’originale à leur univers respectif, aboutissant à une poétique ballade micro-house des plus racées pour le premier, et à un maelström hypnotique de nappes vaporeuses pour l’inconditionnel des synthés analogiques.

Tracklist :

01. Brazil (Slow Version)
02. Grumble
03. Brazil (Album Version)
04. Brazil (Gold Panda Remix)
05. Brazil (Etienne Jaumet Remix)

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