Mux Mool – Planet High School

Sans viser la profondeur, Mux Mool offre une bonne dose de fraicheur candide et spontanée.

mux-mool planet high school

7

10

Par David Robert
Publié le 14 mars 2012 | 9:31

Today, young Americans have very little to look forward to except endless war, endless debt, no Social Security, and [the fact that] none of us can live without the constant fear of poverty. We don’t need to have big houses and cars and a nest egg to get along. There’s nothing that says you can’t rent an apartment your whole life and not be happy.

C’est ainsi que Brian Lindgren, alias Mux Mool dépeint la vie aux Etat-Unis. Une vision un brin désenchantée, certes, mais qui ne laisse pas place à l’abattement total. Et pour traduire cette vision aussi nostalgique que porteuse d’espoir, l’américain a logiquement choisi la voie de la musique, et a sorti ainsi début février via Ghostly son nouvel album nommé “Planet High School”.
A première vue, nous pourrions tout aussi bien être nostalgiques concernant la durée de cette nouvelle galette. A peine plus de quarante minutes pour dix titres, contre plus d’une d’une heure pour quinze morceaux sur le premier long format.

Il est vrai, comme le dit Lindgren, qu’une grosse voiture n’est pas forcément essentielle au bonheur. Dans la même logique peut-être qu’un long album n’est pas nécessaire à notre épanouissement alors. Allez, soit. Vendu. Mais quoi qu’il en soit, le besoin qu’il y ait quelque chose sous le capot est quant à lui imparable. Et une fois ouvert, une fois mis à nu, c’est la satisfaction : oui, ce “Planet High School” est relativement bien monté.
La mécanique est sensiblement la même que pour “Skulltaste”. Le hip-hop de synthèse lorgne ici vers le G-Funk. Pas de violence gratuite, mais des boucles agréables puisant dans le funk et dans la soul.
Le beatmaker prend soin de donner du corps et du groove à ses lignes de basses épaisses. Les leads sont aiguisés tout autant qu’est soignée dans ses modulations la grosse ribambelle de synthés présents pour les rendre généralement sveltes et stellaires, mais parfois aussi presque cheaptune (“Raw Gore”). Le pied se fait bien sûr hip-hop, mais l’homme est bien loin de s’interdire la fracture de ses rythmiques. Ainsi, les morceaux sont en permanence les proies des changements de régime, du downtempo rêveur (“Ruin Everything”) au drills décharné (“Live At 7-11”).Mais ces diversités de structures et de constructions associées à une belle hétérogénéité de textures, de types de percussions et de mélodies se font sans l’idée d’un étalage vaniteux.

Bien loin d’une quelconque révolution sonore, ce second long format est appréciable de bout en bout. La cohérence n’est pas mise à mal par la grande richesse que l’on trouve au grès et au sein même de chaque morceau. Ainsi, s’il ne défraiera pas les chroniques par sa profondeur (et là n’est sûrement pas son but), “Planet High School” se fait le digne successeur de “Skulltaste” en offrant à ses auditeur une bonne dose de fraicheur candide et spontanée.

 


Tracklist :

01. Brothers
02. Live at 7-11
03. Palace Chalice
04. Ruin Everything
05. The Butterfly Technique
06. Hand On Scantron
07. Raw Gore
08. Cash For Gold
09. Get Your Alphabets (Guns)
10. Baba

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