Ocoeur – Memento

Après une année chargée en qualité, Franck Zaragoza peut enfin aller se reposer.

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8.2

10

Par Adrian Pineau
Publié le 12 décembre 2013 | 18:09

Après avoir concocté l’un des plus beaux et étincelants albums IDM/Electronica de l’année (chronique), Ocoeur a eu l’occasion de se produire aux Jardins Synthétiques à Toulouse et plus récemment au festival MIRA  à Barcelone en compagnie de gros pontes comme µ-ziqItal Tek ou encore The Field. Il y délivra des performances sublimées par les visuels de Hieros Gamos.
Mais pas de repos pour notre homie : aujourd’hui il sort un nouvel EP composé de trois nouveaux morceaux et de deux remixes de « Light », réalisés par Ben Lukas Boysen et Elise Mélinand. Le premier, maître des textures et de la rythmique – aussi fer-de-lance de l’écurie Hymen Records plus connu sous le nom de Hecq -, ne vous est sûrement pas inconnu si vous avez l’habitude de parcourir nos colonnes. Élise Mélinand quant à elle est une artiste française dont le premier album, « Gray Hoodie » est prévu pour mars de l’année prochaine sur n5MD (un extrait est disponible ici).

Comme des braises qui se consument, les inoffensifs crépitements de « Fusion » ouvrent le bal et sont rapidement rejoints par quelques futiles notes de piano et cordes de violon qui enveloppent le tout d’une charmante morosité. Aucune ligne de basse n’est perceptible à l’horizon, aucune percussion ne se risque à venir entraver le calme et la volupté imposée par l’aspect cristallin de ces sonorités qu’Ocoeur affectionne tant. Mais les rêveurs lucides qui s’étaient promenés dans le marché aux songes en compagnie de l’onirique « Light As A  Feather » savent aussi à quel point Franck Zaragoza se délecte à traficoter l’électronique des signaux. C’est ainsi le morceau éponyme et « 4.16 » qui renouent en suivant avec une IDM plus cadencée, où une multitude de glitchs s’entrechoquent mais jamais ne se blessent. Comme à l’accoutumée, les idylliques et argentines tonalités viennent ici enchanter ces fragiles et froissées entités.

C’est ensuite au tour des deux invités d’entrer en scène pour venir redécorer « Light ». Sans surprise, c’est bien sur un terrain post-classique que le monsieur (qui, on le rappelle, est à l’origine d’un magnifique album du même genre chroniqué ici) s’affirme. Il ne touche pas à l’essence du titre, mais en redore les contours avec brio tout en ajoutant d’épiques percussions incorporant au morceau un caractère définitivement cinématographique.
Ambitieuse mais sûre d’elle, Élise Mélinand vient clore ce sublime opus en posant sa douce et légère voix sur une ambiance aérienne propice à un retour vers l’enfance naïve, avant de rompre cette atmosphère pour la faire voler en éclat. De quoi nous convaincre de guetter la sortie de son premier long format.

Si les trois titres inédits d’Ocoeur se fondent avec le froid et surtout avec la beauté de la neige qui nous guette, les remixes s’occupent quant à eux de réchauffer autant nos cœurs que nos oreilles. Après une année chargée en qualité, Franck Zaragoza peut enfin aller se reposer. Faisons donc de même, continuons de rêver au gré du bonheur qu’il nous a apporté.

 

 

Tracklist :

01. Fusion
02. Memento
03. 4.16
04. Light (Ben Lukas Boysen remix)
05. Light (Élise Mélinand remix)

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