Orson Wells – Pneumatics

Avec son album Pneumatics, c’est à un voyage cosmique authentique et puissant que nous invite le talentueux Orson Wells.

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8.5

10

Par Johann Kho
Publié le 19 octobre 2017 | 10:48

Orson Wells, l’alias d’un réplicant ou d’un talentueux producteur de Francfort ? Pas si simple non plus de décrire parfaitement Pneumatics : existe-t-il des termes précis pour déterminer la richesse et la beauté du paysage de cette galaxie sonore ? À la suite de sorties remarquées sur Innervisions, Die Orakel, 777 ou encore Bokhari Records, ainsi que de la naissance de son propre label Sound Mirror et de son premier projet self-released (Planète Sauvage, avec la cassette Jupiter limitée à 50 exemplaires), Pneumatics sort sur le label du système de la Main, Live At Robert Johnson, et le résultat est un mélange, je cite, « post-rétro futuriste » de douze titres.

L’intro « Welcome » annonce la couleur, avec des chœurs d’anges tous droits venus de la planète Moog. On peut également y retrouver une touche Lone-sque, pour les adeptes du geek et de la secte R&S. « Rise » nous plonge directement dans le vortex, le genre de trou noir sans échappatoire possible : nous voilà projetés dans l’âge d’or electro Drexciyenne et sa mafia Underground Resistance. « A66 » renvoie probablement à l’autobahn du coin ; on reconnait l’attachement de nos cousins germains pour l’asphalte, avec cette track dessinée pour les boomers de ta Benz du futur. Le pilote nous autorise quand même une petite pause mi-ambient mi-downtempo avec  « Hemisphère Pt.2 ». Nous tombons pendant notre ballade sur un « Zerphyx », oiseau robot aux sons étranges, quand arrive « Geodesic », deuxième claque, qui nous confirme que l’on est toujours sur la bonne voie, une ligne droite, courte et précise.

Une fois arrivés au Macumba de Saturne, la chaleur monte à la vue des créatures extra-terrestres, et le DJ tentaculaire balance l’un de ses derniers morceaux fraîchement dénichés, « Situation ». La fureur du dancefloor s’apaise et transite sur « Trianon », une ode au roi galactique James Stinson. Peu à peu le club ferme ses portes et le set aboutit de manière « Sincere » avec un slow made in 303. Flash du matin, « Cityspeak » nous rappelle la fourmilière humaine de Metropolis. Sur le chemin du retour, lors d’un contrôle, on nous demande nos « Multipass ». Les tricks sont rodés, à coups de breakbeats et de nappes enchanteresses, les policemen sont hypnotisés. Enfin de retour dans notre « Hemisphère », l’outro achève le trip comme il se doit, dans un final cosmique.

Difficile, donc, de résumer cet infini espace que propose l’univers de Pneumatics, dont on sort l’esprit encore groggy de ce voyage en 2049. Un album à écouter d’une traite de préférence, mais aussi consommable à petite dose… le produit est puissant.

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