Panda Valium – Copaiba

Double chapeau bas.

panda V

8.3

10

Par Clement Segura
Publié le 16 mai 2012 | 22:51

Il est des nouveaux labels qui suscitent un intérêt particulier au vu de leurs ambitions sonores. Le collectif basque Moï Moï dont est issu le même label fait partie de ceux-là. Accordant autant d’importance aux expérimentations électroniques qu’à la musique pop, les futures productions possédaient déjà une senteur aguicheuse avant même de voir le jour.
La première sortie est inaugurée par Panda Valium, produit pur souche issu du collectif, et pointure française d’une “scène” hybride qui peine à exister sur le territoire. Une scène qui, située quelque part entre electronica et techno, pourrait trouver son drapeau du côté de chez Border Community, et dont toute la puissance est insufflée par un beat complexe et progressif aux vertus terriblement psychédéliques. Auteur d’un album qui aura impressionné par sa maturité, Panda Valium fait son retour en confirmant plus que jamais que le sillon qu’il aide à tracer est largement enclin à faire évoluer le genre.

Le morceau phare et éponyme de l’EP, le bien nommé “Copaïba”, ouvre les hostilités. La découverte n’est autre qu’une  « danse montagnarde » terriblement entêtante qui se révèle furieusement addictive dès les premiers accords. On osera ici la comparaison culottée, effrontée, impardonnable : oui, les texture de ce synthé hachuré nous rappelait presque BOC. Ou Kettel, soit. La force de frappe psychédélique gracieusement dosée en infrabasse qui avait marqué “Bubo” est de nouveaux là. L’atmosphère change mais le style est indéniablement le même.
Le premier remixeur à se réapproprier le titre n’est autre que l’un des producteurs d’électronica les plus appréciables du moment : Luke Abbott. Il s’empare du morceau et le modifie de manière illuminée en lui découvrant une face progressive et doucement envoutante. La structure est plus simple, le son est plus clair, le morceau est toujours aussi savoureux mais son essence élémentaire n’est plus la même.
Le deuxième remix est signé Groj, dont le dernier EP s’avère assez incontournable. Le remix est quasi semblable en tout point à l’original, à la différence que le kick ici s’impose encore plus fort, tout comme la saturation. Le rajout de percussions produit également son petit effet, et on aurait tendance à croire que Groj se serait muté en un espèce de Darabi fanatique de danse exotique. Etrange mais adroit.
Enfin, le deuxième morceau original de la release aurait presque tendance à se faire oublier tant “Copaïba” semble vouloir s’incruster dans nos tympans. Ce serait pourtant une grave erreur. “Kuruse” est un titre plus long qui se situe clairement dans la veine de l’album passé. Composé de strates de synthés aux sonorités futuristes, le titre évolue comme une bande son générique dans laquelle la pression ne redescend qu’à la fin, et ce après avoir littéralement implosé dans un climat enivré de béatitude.

Au final, cet EP est autant une petite bombe prête à fracasser des cranes sur une piste de dance qu’un condensé féerique qui peut être utilisé à bon escient pour atteindre la sérénité. Double chapeau bas donc.

Tracklist :

01. Copaiba
02. Kuruse
03. Copaiba (Luke Abbott remix)
04. Copaiba (Groj ‘Danse Alpine’ Remix)

Vous aimerez surement

    2 Comments

    1. […] juste après l’entrée en matière prometteuse de Panda Valium (chroniquée dans nos lignes ici). Ses premières sorties sur le label Cinématique dressaient les grandes lignes d’un artiste […]

    2. zara 1 janvier 2016 at 7:30

      Excellent post. Keep posting such kind of info on your blog.

      Im really impressed by it.
      Hey there, You have performed an excellent job.
      I will definitely digg it and for my part
      suggest to my friends. I am confident they will be benefited from this site.

    Leave a comment

    Articles populaires

    Chargement des articles...
    Le chargement des articles a echoué, une nouvelle tentative va être effectuée automatiquement dans 5 secondes.

    Back to Top