The Pilotwings – Une Nuit au Boxboys

De Chicago au Japon en passant par Lyon, les Pilotwings livrent un troisième disque de voyageurs inspirés.

The Pilotwings – Une Nuit au Boxboys

8.0

10

Par Pierre Georges
Publié le 27 avril 2016 | 10:00

Il a suffi de 3 ans et autant d’EP aux Pilotwings pour imposer leur griffe analogique et extravagante. Si les rejetons de Brother from different mothers, chez qui ils signaient Agorespace (2014) puis Molitor 71 (2015), reviennent chez une autre crémerie lyonnaise, Macadam Mambo, leur fraicheur et leur inventivité sont intactes. La confiance, elle, c’est un bonus.
« Sacha (le fondateur de Macadam Mambo, ndlr), nous avait demandé de lui envoyer des tracks après avoir vu notre premier live qui était de la synthpop/indus/bordélique », raconte l’un des deux pilotes. « Quelques mois plus tard, on avait réuni des morceaux inspirés par des artistes japonais ou allemands des années 1980 ». Pêle-mêle, il cite des albums rigolos et déviants de Yellow Magic Orchestra, Yamashita ou Der Plan.

Nous voilà en condition. L’EP débute délicatement sous l’ombre d’Aphex Twin (Le Strabisme de Richard), enregistrement d’une jam avec la Boss DR55, « qui fait office de 808 du pauvre ». Puis, du yaourt japonais sur Cerisier, titre le plus influencé par la house de Chigago, aux saveurs plus baléariques qu’offre Fight for your brother, le judicieux bordel se met en place.
Dracaufeu, sur l’autre face, reste le sommet émotionnel du disque. Les deux allumés ont beau en plaisanter (le morceau aurait du s’appeler « Spaghetti Bolognaise », en hommage à la house 90 italienne), ça n’en reste pas moins un instant classic pour les dancefloors, comme Cours-la-Ville l’avait été sur leur premier disque.
Une nuit au Boxboys, le titre éponyme, vient clore l’essai par des slaps rageux. L’un des acolytes se lâche au micro, « inspiré des premières soirées de cette crasseuse cave des pentes de la Croix-rousse, qui sentait fort le zob ».

Pour leur troisième essai, les Pilotwings confirment et imaginent un puzzle cosmique qui, entre la France et le Japon, parvient à réunir des styles qui n’auraient pas du se croiser. La puissance jouissive de la House s’accomplit, au delà des barrières.

 

Tracklist :

A1 Le Strabisme de Richard

A2 Cerisier

A3 Fight for your brother

B1 Dracaufeu

B2 Une Nuit au Boxboys

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