[Premiere] Un extrait du premier album de MARMO, en phase de crowdfunding

Nouveau projet des musiciens Christian Duka et Marco Maldarella, MARMO s’incarne sur un premier album contemplatif, fondé sur l’improvisation et actuellement en crowdfunding : on vous en donne la teneur avec un premier extrait.

MARMO - MARMO LP (Artwork_Front)
Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 24 novembre 2017 | 12:48

English quote below

MARMO est le nouveau projet des musiciens Christian Duka et Marco Maldarella. S’il ne s’agit pas de leur première collaboration – leurs débuts musicaux se sont effectués en commun, au sein d’un groupe de metal –, MARMO prend néanmoins la forme d’une nouvelle rencontre et d’une découverte, celle d’un territoire musical inconnu. Basés au Royaume-Uni pour le premier et en Italie pour le second, les deux artistes ont choisi de se réunir cet été dans la petite ville de Foce Varano, dans le sud de l’Italie, en vue d’explorer une musique contemplative et libre de contrainte, fondée sur l’improvisation électronique, la progression de textures et de rythmiques. Enregistrées telles quelles, ces improvisations ont ensuite été découpées en sept pistes qui forment MARMO, premier album du projet. Afin de financer la distribution de l’album, les deux artistes ont fait appel à une campagne de crowdfunding, actuellement en cours ici. Nous vous donnons un aperçu de sa teneur avec « STE-005 14-08 », qui illustre bien le propos de l’album par ses presque dix minutes de nappes lentement assemblées sur des rythmiques gagnant en intensité. Quelques mots des artistes eux-mêmes au sujet de ce titre :

« Comme tous les morceaux de l’album, « STE 005 14-08 » provient de longues improvisations au cours d’un voyage de découverte de nous-même à Foce Varano, petite ville de la région du Gargano dans le sud de l’Italie. Cette section précise de l’ensemble du voyage est une progression de textures et de rythmes rapides et trébuchants, qui évoquent le sentiment troublant d’être dans deux endroits au même moment. C’est le son d’une dystopie enjouée, ou d’un paradis sur le point de s’effondrer. Elle capture l’état d’hypnagogie, entre le réveil et le sommeil. Pour d’autres, ça peut être le son de l’appréhension de se retrouver au milieu d’un rêve lucide. Il serait impossible pour nous d’expliquer les arrière-pensées de ce morceau, puisqu’on ne pensait à rien en le faisant. C’est le résultat d’un flux de conscience qui est venu alors que l’on était perdu au milieu d’immenses paysages et d’une mer turquoise. Pour nous, ça représente un état liminaire, à la fois rassurant et déroutant. C’est une mosaïque, qui ne cherche pas à explorer un unique état d’esprit, mais plutôt l’inconfort de devoir supporter l’intensité de plusieurs choses en même temps. »

« STE 005 14-08, like all the other tracks of the album, has been performed in the midst of long improvisations on a journey of self-discovery in Foce Varano, a small town in the Gargano region of southern Italy. This section of the whole sonic journey is a progression of textural sounds and fast, stumbling rhythms evoking the uncanny feeling of being in two places at once. It’s the sound of a cheerful dystopia or a heaven on the verge of collapse. It captures the state of hypnagogia, torn between wakefulness and sleep. For others it is the sound of apprehension in finding oneself in a lucid dream. To explain the thoughts behind this track would be impossible as we had virtually no thoughts while making it. It is the result of a stream of consciousness which came as we were lost in the middle of vast landscapes and turquoise seas. To us, it represents a liminal state that is comforting and emotional confusing. It is a mosaic that seeks not to explore a single emotional state of being, rather the discomfort from bearing their intensity all at once. »

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