Principles Of Geometry – Burn the land and Boil the Oceans

Evolution.

POF BTL - SSS

8.1

10

Par Clement Segura
Publié le 4 juin 2012 | 22:08

Après 4 ans d’absence, les Principles Of Geometry ne pouvaient que revenir chargés d’ondes positives avec un album qui rentrerait dans les annales, ou ne seraient plus.
Leurs deux derniers exercices en date étant des purs chefs d’œuvre, l’attente imposée aux fans semblaient complètement justifiée. La jaquette fait d’ailleurs honneur avec goût au statut de l’album en revisitant le “House of the Holy de Led Zeppelin.
C’est avec les instruments qui les ont fait connaitre que les Lillois remettent le couvert. Le titre, “Burn the land and Boil the Oceans, fait référence à une prophétie des indiens Hopis dépeignant une fin du monde brutal et noire. La musique, elle, n’est qu’une toile de fond renvoyant des images étroitement liées à un scenario dantesque. Néanmoins, le ton est clairement orienté vers le renouveau qui découlerait de cet évènement.

La question que pose l’album serait donc « à quoi ressemblerait le réveil d’un monde anéanti » ?
La réponse du duo tend vers les synthés vintages d’un Boards Of Canada sous acides, dansant avec amertume au gré de rythmes métalliques Krautrock des 70’s.

Le récit de ce film à la Carpenter est introduit par les deux premières tracks qui immergent littéralement dans l’atmosphère âpre et intrigante de ce monde imaginaire. En d’autres termes : 8 minutes de plaisir intense et interminable. Le reste de l’histoire peut être interprétée de multiples manières tant les morceaux sont riches en sentiments contradictoires. Le rythme fait soit état d’une confusion totale (“Moloch), soit d’une sérénité et d’une bienveillance dont la perfection atteint son paroxysme avec “Enoma et “Zero In The Zenit.
Les claviers sont systématiquement présents et accompagnent les pistes de douceur, tout autant qu’avec brutalité. L’ensemble baigne dans cette atmosphère synthétisée mais digitale au sens musical du terme. Cette volonté assumée de faire revivre des sonorités aussi vintages a pour mérite de réussir à redonner ses lettres de noblesses à la synthpop et l’IDM de jadis. Malgré l’omniprésence des synthétiseurs, les cordes se taillent une place conséquente, notamment avec une guitare sèche qui pulse le morceau “Americhael avec une grande vitalité. Les autres sons de cordes proviennent quant à eux des entrailles d’une basse qui cisaille les BPM avec autant d’assurance qu’elle fait vibrer les morceaux de manière organique. Le résultat est hypnotique.

Hypnotisant, c’est aussi le qualificatif qui pourrait être donné à l’album tout entier. On n’aura de cesse de se faire prendre de cours tout le long de ce récit épique qui sublime une musique à contre-courant des mouvements électroniques actuels.  Avec cet album, Principles Of Geometry parvient à se réapproprier une recette oubliée, sans pour autant donner dans le recyclage. Le thème de l’album renvoie d’ailleurs à ce qui a été accompli, à savoir une évolution.

 


Tracklist :

1. Springed Dodge
2. Ize
3. Carbon Cowboy
4. Moloch
5. Dam Aicoab
6. Mongrel
7. Enoma
8. Americhael
9. Zero In The Zenith
10. Deerhunt
11. Ism
12. Hauntitled
13. Bethanie

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