Quest – Visitors

Mine de rien, c’est un silence discographique de trois ans que vient briser ce nouveau single de Darren Henry.

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7.5

10

Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 18 novembre 2013 | 14:05

Mine de rien, c’est un silence discographique de trois ans que vient briser ce nouveau single de Darren Henry, plus connu sous le pseudonyme de Quest. Si l’on excepte le mix réalisé en compagnie de Silkie pour la série Dubstep Allstars – ce qui en dit long sur le pedigree de l’artiste – l’an passé, véritable showcase de leur collectif Antisocial Entertainment, le dernier EP de l’Anglais remonte en effet au très bon Smooth Skin, paru chez Deep Medi, autre institution dubstep s’il en est. Adoubé par le label de Mala dès 2008 pour les merveilleux Stand et Eden, c’est sans surprise sur cette même maison que l’on retrouve aujourd’hui Quest pour un nouveau deux-titres de qualité.

Les habitués de sa musique ne devraient pas se trouver ici bouleversés. Sans toucher aux neuf minutes du Stand sus-cité, on retrouve ici des constructions sensiblement plus étirées en longueur que chez la plupart de ses confrères, gorgées de patterns mélodiques évolutifs et contrastant avec des infrabasses toujours massives.
Visitor ouvre le bal sans faire trainer les débats : une bassline assaillante, agressive, occupe tout l’espace, avant de se trouver jointe à des sonorités mystiques en venant à former une mélodie. De loin le plus réussi des deux périples proposés, Visitor décrit alors la prise de contrôle de cette dernière, qui vient progressivement recouvrir l’agressivité initiale d’un voile énigmatique et indécis. Les couches sonores se superposent sans disparaître, se marient pour donner au mélange des tonalités nouvelles.

On retrouve la même formule sur un Dubfoot un peu moins réussi, sans empêcher le charme d’opérer. Les basses se font plus mystérieuses, moins dures ; surtout, c’est ici un jeu sur les percussions qui s’opère, l’artiste entremêlant les lignes pour créer un tissu rythmique dense et intriqué. On regrettera simplement que l’irruption de la mélodie ne retrouve pas la même évidence que sur le premier titre ; on ne la retrouve qu’alors que des pads splendides recouvrent brièvement le reste des échanges pour marquer le point d’orgue du titre.

Si le son de Quest n’a pas réellement connu de bouleversement en trois ans, c’est donc avec un plaisir non-dissimulé que l’on retrouve ses parcours sonores. Espérons simplement ne pas avoir à attendre de nouvelles années avant de connaître la suite de ceux-ci.

 


 

Tracklist :

A – Visitor
B – Dubfoot

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