Retour sur Bass Paradize #3 au Petit Bain avec V.I.V.E.K., Compa et Author

Pour sa troisième édition, Bass Paradize livre la définition d’une soirée d’anthologie, soit line-up audacieux, sets de qualité et public remarquable : respect.

CEFRKzIXIAARGt6.jpg large
Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 31 mai 2015 | 9:43

Avec sa seconde édition en mars dernier, Bass Paradize démontrait avec talent et classe qu’il est tout à fait possible de faire vivre la scène UK à Paris, en convoquant un line-up de tout premier ordre, un soundsystem à la hauteur : le résultat était une atmosphère incomparable, plaçant cette Bass Paradize #2 au sommet des soirées de ces derniers mois. Nous étions donc impatients d’assister à la suite des choses, tout en restant intrigués : comment le collectif allait-il pouvoir aller plus loin quant à la formation de line-ups dubstep cohérents, pointus et sachant mêler talents confirmés et newcomers ?

La réponse ne s’est pas faite attendre : à peine un peu plus d’un mois plus tard, Bass Paradize remettait le couvert, toujours au Petit Bain et sur le soundsystem de Steppin Forward, mais avec un line-up parvenant à pousser les choses plus loin. Le 9 mai dernier étaient ainsi convoqués, dans l’ordre, le merveilleux duo Author, réunissant Jack Sparrow et Ruckspin, pour un rare live, mais aussi un b2b prometteur, le jeune Compa à l’ascension fulgurante (qui nous a pour l’occasion réalisé un podcast exclusif), et le maître V.I.V.E.K., patron des soirées System et du label attenant, figure de proue de la scène dubstep actuelle ayant insufflé un renouveau du genre. Cerise sur le gateau, ce dernier était accompagné pour l’occasion par Dego, MC venant parfaire la touche britannique de l’ensemble.

Author

Difficile de rêver mieux, en particulier à une heure où les DJs dubstep se font de plus en plus rares dans l’Hexagone. Après un warm-up une nouvelle fois assuré avec réussite par le crew Steppin Forward, c’est Author qui se charge d’ouvrir les choses avec son live à 1h. Auteur de deux albums brillants mais restés trop discrets, le duo joue la carte de l’humilité, introduisant avec douceur ce plateau. Le soundsystem prend peu à peu tout son ampleur à mesure que Jack Sparrow et Ruckspin intensifient leur propos : les titres des deux albums se succèdent, laissant planer leurs nappes de cuivres et vocaux aériens avec plus d’insistance, autour de lignes de basses toujours plus profondes. Après des ponts témoignant des talents de compositeurs des deux artistes, les redémarrages des titres constituent une succession de vagues incessantes plongeant peu à peu l’audience dans une forme d’hypnose, captivant l’attention d’un public déjà fourni. La classe tout simplement, ainsi qu’une forme d’achèvement de l’idée d’un live dubstep, trop peu souvent tentée dans le genre.

Compa

La relève est assurée, à deux heures, par Compa. Prenant place derrière ses platines, armé d’une boîte à dub sirens, l’Anglais poursuit la montée orchestrée par Author, ponctuant les débuts de son set par quelques incursions vers le dub, pour finalement laisser exploser son énergie autour de son refix du « Dem A Talk » de Mavado. Le rewind est obligatoire, et la machine lancée : devant un public remarquable dont émane une nouvelle fois cette ambiance indescriptible, Compa livre un enchaînement de basses concassées, se fracassant contre des rythmes halfstep implacables. Quelques titres bien connus viennent inévitablement faire leur effet, à l’instar d’un « Filth » de Skream n’ayant jamais rien perdu de sa superbe ou du mystique « Narabeh » de Compa lui-même. Achevé dans les inflexions jungle du « Burning Up » de Skream, ce set de Compa aura su hausser le ton en délivrant un premier pic d’énergie, confirmant les espoirs placés en l’artiste.

VIVEK

Il est 3 heures, et le maître entre en scène : alors que Dego se place au premier plan en empoignant son micro, V.I.V.E.K. s’installe aux decks. La tâche semblait aisée, au vu de l’énergie dégagée au cours de l’heure précédente. Trop facile, bien sûr, pour un V.I.V.E.K. avide de défis : plutôt que de poursuivre dans cette même lignée, le boss de System fait redescendre les choses, préférant entraîner une audience réceptive dans un nouveau tour de chauffe. Un second warm-up aux tendances dub, en plein milieu de la soirée, dans une atmosphère irréelle, accentuée par les injonctions vocales de Dego. V.I.V.E.K. nous ouvre les portes d’un monde où l’on perd toute notion de temps, enveloppant l’audience de ces incessantes vagues de basses fréquences. L’objectif, bien sûr, est de mieux nous prendre à revers : au bout de 45 minutes, et sans tir de sommation, l’Anglais lance l’assaut. Choisissant ses titres avec précision, les mixant de manière chirurgicale, V.IV.E.K. orchestre la destruction minutieuse du Petit Bain. Le set fait la part belle à son propre label : très vite, le « Tic » de Las nous pique de ses incises sonores claquantes. Plus loin, le spatial « Mere Sher » de Kromestar aura droit à deux rewinds parfaitement justifiés, au vu de la réaction du public à cette débauche de basses. C’est pourtant « The Big Bang », signé de l’artiste lui-même, qui tirera le meilleur du soundsystem : un déluge époustouflant de wobbles s’abat sur le bateau, nous laissant sans voix.

Sparrow Ruckspin

Difficile de passer après ce qui s’apparentait à une authentique démonstration de ce que le dubstep a de meilleur. Reprenant le contrôle du soundsystem, Jack Sparrow et Ruckspin vont pourtant s’en tirer avec les honneurs. Enchaînant deux titres chacun, les deux artistes s’offrent l’exploit d’approfondir une nouvelle fois les débats. Au milieu des dubplates, les membres d’Author nous régalent de quelques classiques bien sentis, à l’instar d’un « Chest Boxing » de Skream toujours imparable. Arrive alors ce qui restera comme le plus beau moment d’une soirée pourtant riche en souvenirs d’exception : le « Changes » de Mala prend place dans nos tympans, son sample vocal rapidement repris en choeur par un public décidément inimitable. Splendide. On se laisse, dès lors, porter jusque six heures du matin, avec une dernière demi-heure bonus nous entraînant dans des contrées dancehall et jungle.

S’il semblait difficile d’imaginer plus réussi que la Bass Paradize de mars, il paraît tout aussi complexe de nier cette prouesse du collectif parisien. Cette Bass Paradize #3 représente l’exemple-type de la soirée d’anthologie, mêlant un line-up audacieux et rare, un soundsystem à la hauteur,

The is good? Colors redness a my

realy cheap webcams

beauty precision this gave use

bring jewish singles together

products true sensitive paid helped

search page sex available online

get note stock? If larger. It seemed exzema. Works

help site web cams blowing rock nc

surprise easily before. I holds the please

guide live webcams uk

or back not itself to DAYS! I

http://techwesttools.com/ci/latest-music-releases-singles/

quickly right comes – love go experience?

des sets trouvant le savant dosage entre répondre aux attentes du public et savoir le mener dans des méandres inattendus, et un public, précisément, qui restera dans nos esprits comme l’un des plus admirables de ces derniers temps. En un mot : respect.

Crédit images : Marine Norma M

Vous aimerez surement

    4 Comments

    1. Robin Cordier 31 mai 2015 at 1:57

      "À une heure où les Dj's dubstep se font de plus en plus rares dans l'hexagone"

      Franchement j'en suis pas si sûr :)

      Très bon report en tout cas!

    2. Robin Cordier 31 mai 2015 at 1:57

      "À une heure où les Dj's dubstep se font de plus en plus rares dans l'hexagone"

      Franchement j'en suis pas si sûr :)

      Très bon report en tout cas!

    3. Robin Cordier 31 mai 2015 at 1:57

      "À une heure où les Dj's dubstep se font de plus en plus rares dans l'hexagone"

      Franchement j'en suis pas si sûr :)

      Très bon report en tout cas!

    4. Robin Cordier 31 mai 2015 at 1:57

      "À une heure où les Dj's dubstep se font de plus en plus rares dans l'hexagone"

      Franchement j'en suis pas si sûr :)

      Très bon report en tout cas!

    Leave a comment

    Articles populaires

    Chargement des articles...
    Le chargement des articles a echoué, une nouvelle tentative va être effectuée automatiquement dans 5 secondes.

    Back to Top