Retour sur la quatrième édition du Paral.lel festival

Retour sur notre expérience de cette quatrième édition du Paral.lel festival, où de nombreuses énergies se sont croisées !

crédit photo : M (Emeline Lefebvre)
Par Loten Grey
Publié le 4 novembre 2019 | 13:12

Toujours en quête de festivals intimistes à la programmation audacieuse, la quatrième édition du Paral.lel Festival qui se déroulait du 30 août au 1er septembre 2019 semblait être le festival parfait pour clôturer cette saison estivale. Organisé dans les Pyrénées Espagnoles, en plein cœur du Parc Natural del Cadi Moixero, cet événement rassemble un millier de fêtards venus de toute l’Europe dans une ambiance conviviale et respectueuse. En regardant le line-up, il est clair que tous les amateurs de deep techno et d’ambient avaient de quoi être comblés !

Arrivés vendredi en début de soirée, c’est le live des Italiens « Crossing Avenue » du label Spazio Disponibile qui retient toute notre attention. Avec une techno ultra sombre et lancinante, le duo transporte le dancefloor toujours plus loin dans des boucles hypnotiques de plus en plus profondes et ténébreuses, lorsque Svreca reprend les rênes pour clôturer cette première soirée. DJ Madrilène et boss du label Semantica, Svreca nous délivre un set impeccable et maîtrisé, alternant techno expérimentale et hyper club, emmenant les corps des danseurs fiévreux jusqu’à 3 heures du matin. Le son alors s’arrête, laissant quelques heures de répit aux festivaliers avant le marathon sonore du samedi et dimanche.

Le lendemain midi, les festivités reprennent tout en douceur avec des sets ambient et downtempo. Il faut dire que le Parallel Festival fait honneur à ce style musical, et ce pour notre plus grand plaisir ! C’est le set de mouseDown qui nous a indéniablement le plus séduit. DJ résident du Loft à Barcelone et habitué des Sonar, cet artiste explore toutes les facettes les plus deep de la techno downtempo, expérimentant des longues phases dub, avec une sélection savamment orchestrée. Son set est d’ailleurs disponible à l’écoute ici. On vous laisse juger de ce pur moment musical !

Vers 20h, après un live de Wanderwelle (Silent Season Rec.) et un set de Refracted (Pole Group / Sementica Rec.), c’est Adiel qui reprend les commandes pour une longue session de 4 heures. Boss du label Danza Tribale, résidente des soirées Goa Ultrabeat Parties à Rome, cette artiste italienne explore avec brio les rythmiques lourdes et profondes d’une techno deep, ponctuée d’atmosphères féeriques et de ruptures un peu plus breakées, donnant à l’ensemble une énergie particulièrement intense et une ambiance électrique sur le dancefloor, laissant tout le plaisir à Rrose de reprendre la suite pour un live qu’on attendait avec impatience. Cet artiste particulièrement discret n’en est pourtant pas moins connu des mélomanes et fins connaisseurs de techno avant-gardiste, grâce notamment à ses nombreuses sorties sur son label EAUX ou celui de son acolyte italien Lucy : Stroboscopic Artefacts. Avec une longue introduction faite de nappes minimalistes, sombres et caverneuses, forçant le public à quasiment se taire pour en apprécier toute la puissance, Rrose débute alors une messe mystique, partant du silence pour progressivement nous faire fusionner avec une masse sonore d’une rare intensité et musicalité. 

Dimanche, le dernier jour.. Et quelle journée ! Avec de nouveau des sets ambient pour démarrer en douceur, avec A-Mal-Gam-A, puis un live de Jo Johnson… Vient enfin la révélation du festival, en la personne du jeune suisse « Garçon« . Parce qu’il en faut toujours une de claque, l’artiste qu’on ne connaissait pas, qui nous laisse ébahi… Le set que nous a proposé Garçon (Amenthia Recordings) était tout simplement de la haute voltige qui nous a propulsé dans des strates cosmiques… (en écoute ici) Passant de l’ambient à la techno, alternant des passages de dub planants, de breakbeat lents et incisifs, le jeune prodige suisse a pu alors progressivement emmener le public vers le moment tant attendu du festival : le set de clôture orchestré par le grand Donato Dozzy.

A l’instant même où le boss de Spazio Disponibile se saisit de ses vinyles pour débuter son set, on a pu alors sentir une réelle énergie saisir le public : on aura rarement pu voir un dancefloor aussi survolté, avec autant de sourires, de joie, de bienveillance les uns envers les autres, empli de personnes de tout horizons et tout âges. Donato Dozzy nous a délivré un set incroyable, une vraie démonstration de tout son art, avec un groove atmosphérique et obscur comme fil conducteur, maîtrisant parfaitement son propos, scrutant à chaque instant le public ivre de danse, pour savoir comment nous amener encore plus loin vers la transe.

Au moment où son set se finit, ainsi que le festival, on se sent comme abasourdi, sonné par autant de bonnes énergies, musiques et vibrations. Bref, on s’en remet à peine ! Un conseil : ne loupez pas la prochaine édition, et surveillez-la de près, parce que les places sont très limitées ! 

 

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