Sei A – Make It Work

Make It Work alterne belles réussites et passages plus crispants ; les premières restent néanmoins en nombre suffisant pour valoir le détour.

make-it-work

6.8

10

Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 26 novembre 2013 | 21:21

Curieux timing que celui adopté pour ce nouvel EP d’Andy Graham, soit le Glaswegien plus connu sous le pseudonyme de Sei A et ayant gravité au fil des années autour d’Hemlock Recordings, Simple Records et autres Aus Music. Coincé dans le planning hyperactif de ce dernier label en cette fin d’année, entre le récent EP de Tom Demac et le prochain EP d’Huxley, dont nous aurons l’occasion de (bien) reparler, ce Make It Work EP est en effet aussi son deuxième maxi en deux mois pour le label, après la réédition digitale de Wants mi-septembre.

Quoi qu’il en soit, le morceau-titre nous place immédiatement dans une ambiance deep, au travers d’un kick d’outre-tombe, massif. Un sample vocal grave, au diapason, répète épisodiquement le titre, souligné par des pianos décomposés s’acharnant à répéter un accord sans répit. Les couches rythmiques viennent se superposer pour envelopper le tout ; si l’ensemble manque un peu de finesse, l’effet reste certain.
La vedette est volée par un « I’ll Take You There » qui introduit une légère dose de surprise qui manquait jusqu’alors : alors que l’on s’attendait à un rendu similaire, Sei A pose sur la table une bassline joueuse et ronde, créant un décalage bienvenu. De facture plus précise, ce second titre s’appuie aussi sur une construction efficace, ne laissant pas traîner les choses : complétant à merveille « Make It Work », « I’ll Take You There » se révèle véritablement être le pic de l’EP.

On retrouve Breach aux manettes pour un remix étirant « Make It Work » sur plus de neuf minutes. Malheureusement, le coche est ici manqué par l’auteur du dernier volume en date de la série DJ-Kicks, si bien qu’il devient difficile de tenir sur la longueur : la distance qui rendait cet accord synthétique presque décharné dans la version originale semble perdue, le laissant dans une fadeur dommageable. La version digitale est agrémentée du réussi « Hing », tout en nappes de brouillard et basses éparses.

Dans l’ensemble, ce Make It Work alterne donc belles réussites et passages plus crispants ; les premières restent néanmoins en nombre suffisant pour valoir le détour.

Tracklist :

01. Make It Work
02. I’ll Take You There
03. Make It Work (Breach Remix)
04. Hing

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