Sieren – Static Polymorphism

Pour sa première sortie sur Apollo, Sieren offre un EP rythmiquement maîtrisé, aux inflexions variées, entre ambient et techno.

7.8

10

Par Lisa Haouat
Publié le 10 novembre 2016 | 11:18
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Producteur berlinois relativement discret, Matthias Frick rejoint pour la première fois les rangs d’Apollo, sous-division ambient de l’emblématique R&S Records, avec son projet Sieren. Auteur d’une musique atmosphérique et lumineuse, il offre ici un Static Polymorphism aux influences techno, sans que l’on puisse l’y résumer totalement : « Neglection » pose en effet les bases d’un EP qui jongle entre ambient et club, où Matthias Frick distille avec minutie des éléments rythmiques variés et surprenants. Le producteur continue alors sur sa lancée, tandis que les basses se font plus profondes et l’atmosphère plus pesante, sur le titre « Rebase ». À ce stade de l’EP, on a affaire à un disque relativement classique mais finement exécuté. Ce sont finalement les deux derniers titres qui laisseront une empreinte plus marquée dans nos esprits : « Relicts » nous expédie sur la lune, touchant du doigt une drum’n'bass céleste où se mêlent synthés spatiaux, nappes ambient et voix vaporeuses, rappelant Synkro ou Throwing Snow. Alors que les premières secondes de « How To » laissaient présager un titre tout aussi atmosphérique, l’entrée soudaine de kicks décapants viennent briser nos expectatives, emmenant contre toute attente le titre vers des contrées plus orientées bass avant de virer à la rave. Sieren nous offre ainsi un EP rythmiquement maîtrisé, aux inflexions variées, entre ambient et techno.

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