Sorrow – Brawler

Sorrow signe chez White Peach un EP qui porte fièrement son titre, optant pour un grime acéré et instable à l’hystérie communicative.

7.5

10

Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 3 décembre 2016 | 13:50
sorrow-brawler

Pour son troisième EP de l’année, l’inlassable Sorrow s’invite chez White Peach Records avec un EP dans la droite lignée du label britannique. Portant fièrement son titre de Brawler, ce maxi s’ouvre sur l’introduction déjà chargée d’un titre éponyme faisant la part belle à des sons bruts, dans un fracas grime aux rythmiques acérées et à la mélodie glissante. Sur « Saw Manz Nan », les rythmiques lacérées de cette ouverture se trouvent recadrées dans un carcan bassline, en toile de fond de carambolages de wobbles dissonants. Si, comme l’annonçait son titre, ce second titre ne se démarque pas par sa finesse, son hystérie n’en reste pas moins communicative, et apportera sans arrière-pensée un supplément d’énergie à tout set se prêtant à ce type d’embardées. La deuxième moitié de l’EP est à l’avenant : dans une tonalité plus sombre, « Skengman Tantrum » revient aux cadres grime de l’ouverture autour de wobbles toujours acérés, quand « Fruitella » – certainement le meilleur titre de l’ensemble – se fait plus élancé, autour de synthés instables et de mélodies imperceptibles. Sans cacher ses intentions, Brawler est donc un EP convaincant, dont chacun des titres devrait sans difficulté trouver sa place sur les dancefloors avertis.

Vous aimerez surement

    Leave a comment

    Articles populaires

    Chargement des articles...
    Le chargement des articles a echoué, une nouvelle tentative va être effectuée automatiquement dans 5 secondes.

    Back to Top