Trevino – Front

Entre une soirée drum & bass et une partie de golf, Trevino se lance dans son premier long format sur quatre temps.

6.5

10

Label

Genre

Par Clement Segura
Publié le 3 juin 2016 | 18:54
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Le nom de Marcus Kaye (ou Marcus Intalex), mancunien passionné de golf et de musiques électroniques, évoquera aux attentifs de la scène drum & bass britannique des années 1990 et 2000 les dizaines de réalisations qu’a livrées le bonhomme sur ses labels Soul:r et Revolve:r. Dans les sphères plus techno, son alias Trevino, choisi en hommage au golfeur du même nom, sous-entend un morceau : Backtracking, antienne mélancolique sortie une première fois en 2012 chez The Nothing Special et repressée cette année par la même maison. C’est cette ligne de basse en tête que l’on aborde Front, premier essai d’album techno dans lequel se lance Trevino, et qui, d’après ce qu’il annonçait en mars dernier, n’est que la première partie d’un double opus de 18 morceaux. Rythmiques épurées, lignes analogiques old-school et élans de moog maîtrisés : le cœur du style Trevino reste en place, et on aurait du mal à ne pas y être sensible. Mais si Front propose son lot de morceaux consistants sur lequel la sauce prend : « Elements », « Bermann » ou encore la jolie ambiance de l’interlude « Solitude », l’album est ponctué d’autres pistes plus fades comme « Moving Target » ou « Hum Drum ». De « Black Cat » à « Bergmann », cette première moitié d’album reste précise et solide, même si elle pêche parfois par manque d’excentricité. Le gars de Manchester au 20 ans de métier a pertinemment choisi d’orienter Front vers les dancefloors. Sa suite, Back, est attendue d’ici la fin de l’année.

 Article rédigé par Pierre Georges 

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