V/A – Femme Fusion Vol.3

FUSION nous prouve une nouvelle fois que le footwork n’a ni genre, ni frontière, avec une troisième édition de qualité de sa série FEMME FUSION.

8.7

10

Par Marco Kabbale
Publié le 8 novembre 2017 | 13:16
Femme fusion V.3

« J’irai footworker à Salt Lake City ». Une phrase qui pourrait sembler surréaliste pour bon nombre d’entre nous mais qui pourtant renvoie à une réalité. Cela a été rendu possible par l’hyperactivité d’un couple, Daniel et Lori Chavez qui, lorsqu’ils ne s’occupent pas de leurs quatre enfants ou de gérer leur podcast international, produisent à tout va des morceaux de juke, footwork et autres dérivés de 160, sous les pseudonymes de D Complexity pour lui et Mondaine pour elle. Des productions qui viennent immanquablement ponctuer les mix des DJs les plus pointus et les compilations estampillées du genre. Daniel Chavez s’est déjà fait remarquer dès 1997 par la création de son label electro-techno Automat Records, dont la trentaine de sorties s’avère proche des sonorités de Détroit. C’est en 2014 que le couple lance progressivement deux projets autour de la bass music, Fusion pour le 160 BPM et Digital Infiniti pour les projets bass, trap et grime. En 2016, Lori lance alors une série de compilations 100% féminine, Femme Fusion, révélant ainsi de talentueuses artistes dans un style souvent masculinisé. Comme à l’accoutumée dans cette collection, c’est un véritable tour du monde de la scène féminine du genre que nous propose ici Lori Chavez, prouvant que le 160 n’a ni genre, ni frontière. Premier arrêt à Chicago, où Cuenique nous livre un entêtant et sombre « B.Y.B.A.B.Y.A. » qui n’a rien à envier aux productions de ses co-citoyens masculins. Mondaine nous emmène alors à Salt Lake City, son paradis sur terre semble-t-il, avec son délicieux titre « Heaven ». Puis on traverse le Pacifique direction le Japon avec CUEPEEDOG & DJ.DAI et leur déjantée jungle sur « 4 (Higher) ». Un saut à Londres avec Yazzus et son footwork lo-fi, avant d’aller à Portland retrouver Neybuu et son titre juke « Swing It », sorte de ritournelle percussive pour transe urbaine. La Brésilienne Aylu, quant à elle, nous fait frétiller avec ses jeux de samples si caractéristiques du footwork sur « Ay Love You ». Notre périple se boucle à Berlin, où Ani Klang nous dessert sa vision bruitiste du 160 avec « Klangin’ ». Bref, ce troisième volet vient confirmer la qualité de cette série, et que la scène 160 compte dans ses rangs des productrices à suivre de près.

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