Vers une petite révolution législative au Japon concernant le monde de la nuit?

Une abrogation de la loi restreignant l’ouverture des établissement de nuit au Japon devrait être ratifiée par le Parlement

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Par Alexandre Aelov
Publié le 28 octobre 2014 | 12:27

L’effervescence de la musique électronique au Japon n’est un secret pour personne. Qu’il s’agisse de musique savante ou de dance music, les artistes japonais ont toujours su tenir le haut du pavé, se faisant parfois même initiateurs de mouvements et sous-genres influent comme la harsh noise. Pourtant, il est une spécificité de l’île dont ces artistes se seraient bien passé: le Fueiho.
Il s’agit d’un texte de loi très restrictif concernant les lieux de divertissement nocturnes, adopté dans les années d’après-guerre afin de lutter contre le fleurissement incontrôlable des bars et autres dancings où le crime et la prostitution devenaient incontrôlables dans un contexte de grande misère sociale et économique.
Le problème est que, plus de soixante ans après, cette loi qui interdit officiellement de danser dans des établissement de nuits (sauf s’ils sont assez grands et ouverts, ce qui pose bien évidemment problème dans un pays où l’urbanisation est ce qu’elle est), et restreint les autorisations à une licence ne permettant pas d’ouvrir après minuit, est une entrave terrible au développement d’une scène nocturne active.

Si dans les faits, il existe des clubs, et si les acteurs du milieu ont trouvé de nombreuses parades pour s’affranchir de la loi (moindres restrictions en provinces, lieux confidentiels, centres multimédia comme Dommune, festivals) la législation reste un frein important.
Le Cabinet a donc proposé le 24 octobre dernier une abrogation de cette loi datant de 1948, décision qui devra être votée par le Parlement, où le Parti Libéral Démocrate est majoritaire dans les deux chambres.
Kenji Kosaka, membre du parti, a déclaré qu’une ratification de la décision du Cabinet équivaudrait à une « possibilité de danser la nuit », comprenez une autorisation d’ouverture pour des clubs.
Mais, car il y a un « mais », le système de licences restera en place, et une close sur l’éclairage des clubs sera comprise dans le nouveau texte (agence Reuters).

Resident Advisor donnait la parole à différents musiciens de Tokyo dans son Real Scenes consacré à la capitale japonaise; inutile de dire qu’ils n’étaient pas tendres concernant cet état de fait. Nul doute que les conséquences de cette abrogation, malgré certaines contraintes, seront aussi immenses que positives, et que les artistes électroniques trouveront les moyens de pleinement s’exprimer.

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