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Boxwork – Dive Left

Univers complexe, idées fourmillantes : Boxwork nous offre son premier album et c’est une franche réussite.

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8.4

10

Label

Genre

Par Thomas Renauld
Publié le 28 février 2017 | 11:11

Depuis ses débuts, Boxwork excelle dans l’art de développer des schémas rythmiques très précis et frénétiques. Se plaçant quelque part entre techno, house et bass music, les essais de l’artiste – et notamment cet EP, Spooks and Thrills, sorti l’année dernière sur WCNL Recordings – officiaient alors dans des contrées franchement délirantes. C’est dès lors avec une certaine excitation que nous avons attendu Dive Left, son premier long format. Présenté par le label comme un album intensément personnel, à la fois sombre et vif, cette nouvelle proposition de l’Anglais s’annonçait riche et intéressante.

C’est donc avec ce sentiment d’attente plutôt intense que nous nous sommes plongés dans ce Dive Left prometteur. Pourtant, il serait euphémique de dire que cet album est déstabilisant, et même abusif de déclarer que lors de la première écoute, ce disque nous a totalement conquis. Si les morceaux, jugés séparément, remportent tous les suffrages – le chaos bruitiste introduisant cet album impressionne notamment par son intensité, là où la folie rythmique de « Life Tour 29 » rappelle avec brio la batterie de Cut Hands –, il manquait un fil conducteur à cette œuvre globale pour qu’on la considère comme telle.

Alors que nous découvrions ce nouvel album, il nous aurait semblé opportun de le définir comme une œuvre hétéroclite, caractérisée par un certain manque de cohérence. Au fil du temps pourtant, au fur et à mesure de la prise de connaissances de tous les détails de ce disque fourmillant, un prisme nouveau se dégage de l’ensemble de l’œuvre. Dans cet album, nombre de rythmiques, de lignes mélodiques mais également d’ambiances différentes nous font face. Plus qu’ils ne se succèdent, ces éléments disséminés dans les quatorze morceaux s’acoquinent, s’enlacent de bien belle manière pour former un tout sublime, aussi personnel que synthétique.

Les réécoutes auront eu raison de nos doutes, nous apprenant à faire fi de cette unicité placée au second plan. Mieux, la patience nécessaire à faire grandir l’attachement que l’on porte à cette oeuvre  nous pousse à affirmer  que le temps se chargera de pérenniser la portée de ce disque, de la même manière qu’il mit à mal notre stabilité mentale. Dive Left, d’une qualité étourdissante, nous rend des plus optimistes concernant l’avenir de James Wilson.

Tracklist :

01. Automatic
02. Portland Push
03. Honest Loose
04. Life Tour 29
05. Fantasy Build and Handheld
06. Repertoire Unit
07. Phant
08. Requestline
09. 77%
10. Requestline II
11. Ritual
12. Making Use
13. Dive Left
14. Ergonomic

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