Partager

0
0
A+ A-

Distal – Reebok Blood

Distal poursuit son entreprise de transgression des genres avec Reebok Blood, EP abstrait et jusqu’au-boutiste pour Infinite Machine.

8.0

10

Par Aurélien Bonvoisin
Publié le 16 novembre 2016 | 8:47
distal

Sans jamais s’enfermer dans un style précis, Distal est, au fil de ses sorties, passé maître dans l’art de subvertir les genres en se plaçant à leurs marges. Pour sa première sortie solo depuis Retrograde Space Opera, discret album pour son propre label Anarchostar, c’est vers le grime que l’Américain se tourne avec cet EP pour Infinite Machine. Éprouvant, mais passionnant morceau-titre, « Reebok Blood » se pare ainsi, dès son introduction, de percussions menaçantes recouvertes de pads angoissés. Rapidement, le titre vire à la transgression de tous les codes : Distal enchaîne ici de courtes vignettes sonores, serpentant librement du chaos rythmique aux expérimentations mélodiques distordues. Les sons aigus et saturés qui achèvent notre périple en oscillant d’une oreille à l’autre résument parfaitement la désorientation que provoque l’écoute de « Reebok Blood », mais aussi la fascination qu’il exerce. Plus classique, « Hostage Track » n’est pour autant pas dénué d’intérêt : les samples club de l’introduction contrastent avec une mélodie nocturne, qui s’exprime pleinement au cœur du morceau. Sur une base rythmique tendue, l’atmosphère se fait sombre, détournant les samples vocaux (« let me see those hands! ») de leur sens premier. Abstrait, complexe et jusqu’au-boutiste, Reebok Blood démontre donc une nouvelle fois la faculté de Distal à enthousiasmer en sortant des schémas établis.

Vous aimerez surement

Leave a comment

Articles populaires

Chargement des articles...
Le chargement des articles a echoué, une nouvelle tentative va être effectuée automatiquement dans 5 secondes.

Back to Top