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EOD – Named

EOD revient avec un nouvel album sur le label de Bjärki. 15 morceaux toujours aussi chaotiques et lumineux, mais avec une forte coloration jungle.

CS692134-01A-BIG

9

10

Label

Genre

IDM
Par Idris Ghouati
Publié le 3 août 2018 | 13:47

Stian Gjevik est un artiste norvégien plutôt mystérieux, connu sous ses alias EOD ou CN. Depuis 2007, date de sa première sortie, son rythme de production est effréné. Beaucoup de ses morceaux ne sont pas sortis en physique sur un label, mais en digital sur sa page Bandcamp ou Soundcloud. Néanmoins il s’est fait remarquer par des sorties sur Rephlex (label d’Aphex Twin) et bbbbbb (celui de Bjärki). Son morceau « Swurlk (Snarlfingercroak Mix) », que nous avons choisi dans notre top 300 des morceaux qui ont marqués l’année 2017, a beaucoup fait parler de lui après avoir été joué par Aphex Twin au festival Fuji Rock. Oscillant entre electro, acid et IDM, sa musique se caractérise par des mélodies complexes et dégage souvent beaucoup d’émotions.

C’est donc avec une grande joie que nous apprenions au début d’année qu’il décidait de sortir un album, Named, son premier sous cet alias, comportant pas moins de 15 morceaux. A l’instar de Swurlk l’année dernière, c’est sur bbbbbb records que sort cet album. Dès les premiers morceaux, dont « Exham Priory », on ressent la patte de Stian Gjevik dans ces mélodies diaprées. En revanche, au fil de l’écoute, on se rend compte que l’album est très majoritairement jungle voire breakcore, ce à quoi il ne nous avait pas forcément habitué, même s’il n’est pas rare de voir se glisser une rythmique électro au sein d’un morceau. Le rythme est rarement linéaire, mais toujours prêt à rompre. Cela donne un ensemble tout à fait chaotique et rapproche évidemment EOD du courant IDM. Dans ce déluge de snares, on retrouve quand même un morceau purement techno, « Edward », ainsi qu’un morceau ambient, « Lavinia », prouvant sa maîtrise de plusieurs registres. Ce qui ne change pas dans la musique du norvégien, c’est ce contraste entre le côté déstructuré et les pads lumineux, joyeux que l’on retrouve tout au long de l’album mais dont le dernier morceau « Whippoorwills » est un superbe exemple.

En musique électronique, il est rare de voir des albums de 15 titres. Pourtant, avec Named, on trouverait ça presque trop court, pour ce qui est peut-être un des albums électroniques de l’année. Il nous faudra quelques semaines pour digérer tous ces morceaux et espérer que Stian Gjevik garde son imagination débordante pour continuer à nous abreuver de pareilles douceurs.

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