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Interview : Anetha (FR/ENG)

En quelques questions, la DJ et productrice revient sur sa fulgurante carrière et les origines de celle-ci

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Par Martin Drazel
Publié le 27 décembre 2017 | 11:53

Difficile d’omettre Anetha dans le paysage techno et house français, tant la DJ et productrice prend de plus en plus de place ! Anetha a un parcours notable qui lui a permis de jouer un peu partout en France, notamment dans quelques salles mythiques de Paris telles Concrete ou Rex Club, mais elle s’est aussi exportée à travers l’Europe.
Dans le cadre de sa participation à la Concrete du 29 décembre prochain, nous avons eu l’occasion de lui poser quelques questions pour revenir sur le dit parcours et fouiner dans ses origines, sa motivation et ses goûts.

 

Peux-tu te présenter un peu ? Décrire ton parcours et comment tu en es arrivée à devenir une dj ? 

J’ai très tôt écouté de la musique électronique et pas mal de New Wave grâce à mes parents, des passionnés de musique alternative. Je suis originaire de Bordeaux, où j’ai commencé dès l’âge de 17 ans à jouer dans des petits bars et boîtes de nuit de la ville pour m’amuser, à côté de mes études d’architecture. Par la suite, je suis venue réaliser mon master à Paris et cela m’a permis de développer encore plus mon projet musical. Mais jamais je n’aurais imaginé après mes 6 ans d’architecture que la musique deviendrait finalement mon travail à plein temps !

Comment s’est déroulée ta progression plutôt fulgurante dans le milieu de la nuit française ? 

J’ai rencontré Farouk (mon booker aujourd’hui) en soirée à Paris, nous avons tout de suite compris que nous avions la même envie de contribuer au développement de la scène techno en France. C’est donc en 2012 qu’a été créé le collectif Bloc (aujourd’hui devenu Blocaus), qui est géré par Farouk et son grand frère Mehdi. Blocaus organise depuis plus de 5 ans des soirées dans des lieux emblématiques de la capitale et d’Europe pour lesquelles j’ai la chance d’être résidente depuis le tout début !
Blocaus a très rapidement gagné en notoriété en France et cela m’a beaucoup aidé à me faire un nom en tant que Dj. Par la suite, je me suis mise à la production et mon premier Ep sur le label de Spencer Parker (Work Them) m’a apporté de la visibilité à l’international, ce qui m’a permis de jouer rapidement dans des clubs à l’étranger. Et puis tout s’est enchaîné assez rapidement…

Le collectif Blocaus t’a énormément soutenu à tes débuts. Tu peux nous expliquer les raisons de ce lien très proche avec ses membres ? 

Je fais donc partie du collectif depuis le début et nous avons au fur et à mesure de ses 5 années tissé des liens très proches entre nous. En plus des soirées, Blocaus c’est aussi un label depuis plus d’un an, auquel nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie. C’est un réel plaisir de pouvoir travailler avec des amis sur un projet qui nous tient à cœur.

Et quid de Concrete ? Comment les as-tu rencontrés ? 

C’est donc par le biais de Blocaus que j’ai été amené à jouer sur ce fameux bateau. Je me souviens encore de ma première Concrete en septembre 2014, c’était quelque chose pour moi ! Je devais faire un set de 4h en opening, j’avais beaucoup de pression. Mais toute l’équipe et en particulier Pete ont su me mettre à l’aise, et c’est toujours un vrai plaisir de venir jouer pour eux. Concrete a aussi été un élément déterminant de ma carrière, ils m’ont fait confiance dès le début, donc merci à eux !

Tu nous prépares quoi pour la soirée du 29/12 chez eux ? 

Ce qui est agréable chez eux, c’est de sentir que je peux jouer vraiment ce dont j’ai envie. Le public est certes jeune mais très connaisseur et très réceptif ! Je crois que je vais jouer au moins trois heures, j’aurais donc le temps de pouvoir vous emmener dans différents univers.

Tes sets sont très évolutifs et mélangent techno actuelle et souvent quelques vieux tubes. D’où te vient cet attachement pour le old school ? 

Cela me vient de mes parents bien évidement mais aussi des soirées que j’ai pu faire ! Je me souviens de la première fois que je suis allée au Berghain, ça a été une révélation pour moi. Ce mélange entre la techno actuelle se mariant parfaitement avec des sons acids et trance old school…

Par extension, qu’est-ce que tu penses de la scène actuelle ? Aurait-on besoin de revenir aux essentiels, aux sources du genre ? 

La scène actuelle est très prolifique autant en house qu’en techno, et fait tout naturellement référence aux sources du genre. On a vu émerger toute une scène EBM qui me ravie car elle puise dans le registre que j’ai pu écouté étant petite ! Je pense qu’on peut se réjouir de ce qu’on voit aujourd’hui.

Tu as rencontré des problèmes en tant que femme dans un environnement plutôt masculin ? Ca a été compliqué d’y affirmer ta place ? 

Je pense que l’essentiel c’est de se focaliser sur son propre projet, de croire en soi et de faire abstraction des ondes négatives. C’est ce que j’ai toujours fait, les questions de genre, de physique et de style sont futiles à mon sens !

Tu penses expérimenter d’autres genres, en mix ou en production ? 

Oui j’adorerai produire des tracks à tendance EBM et Trance !

Qu’est-ce qu’on peut attendre d’Anetha dans les années à venir ? 

J’espère un jour trouver le temps et l’inspiration pour un album ! Je suis également entrain de réfléchir à des collaborations avec d’autres artistes pour mes futurs vidéo clips ainsi qu’à de la scénographie, mais je ne vous en dit pas plus !

Could you introduce yourself ? How did you end up becoming a DJ ?

Early on I’ve been listening to electronic music and a lot of New Wave thanks to my parents, who are alternative music enthusiasts. I’m from Bordeaux, where at age 17 I started playing in bars and small clubs for fun, while I studied architecture. Later on, I came to Paris for my master’s degree, which allowed me to work further on my music project. But I’d have never imagined that after six years studying architecture, music would eventually become a full-time job !
How did your rapid growth in the French night scene happen ?
I met Farouk (who is now my manager) at an event in Paris, and we immediately understood we had the same will to take part in the ever-growing french techno scene. That’s how in 2012 we created Bloc (now Blocaus), a crew handled by Farouk and his older brother Mehdi. Blocaus has been throwing parties for over five years in emblematic places throughout Paris and Europe, and I’ve been able to perform in residence from the very start !
Blocaus has been a huge support in your early days. Can you tell us how this close relationship came to be ?
I think I’ve just summed it all up ! I’ve been a part of it from the get-go and we’ve grown to be very close over the past five years. Night events aside, for the past year Blocaus has also been a label, for which we dedicate a lot of time and energy. It’s a real treat to be able to work with friends on a project that we cherish.
What about Concrete ? How did you meet them ?
I was able to play on their boat thanks to Blocaus. I recall my first night there in september 2014, that was something ! I had to open for the night with a four hour set, that was really stressful. But Pete and the whole team knew how to make me feel comfortable, and I always enjoy playing for them. They’ve also been a turning point in my career and trusted me from the beginning, so cheers to them !
What are you up to for their event on December 29th ?
What’s nice there is you feel able to play whatever you like. The audience is young indeed but also very passionate and receptive ! I think I’ll play for three hours, so I should be able to walk you through different moods.
Your DJ sets are very progressive, mixing current techno and old hits pretty often. Where does this thing for the old school come from ?
This comes from my parents of course, but also from the events I’ve been at ! I remember clearly the first time I went to Berghain, it was a revelation. This mixture of modern techno with acid sounds and old school trance…
Incidentally, what’s your take on the current scene? Is there a need to go back to the basics, rekindle the essentials ?
The current scene is very prolific, as far as house and techno are concerned, and it naturally references the origins of the genre. There’s been a rising EBM scene that I find thrilling as it taps into everything I’ve known as a kid ! I think we can be glad of what’s being made these days.
Did you meet any obstacle as a woman working in a rather male environment ? Did it prove difficult to find your own spot in it ?
I think what matters most is to focus on your own project, believe in yourself and ignore the negative vibes. I’ve always done that— gender, appearance or style are trifles to me !
Are you planning on experimenting with other genres, mixing or producing ?
Yes, I’d love to make EBM and trance-oriented tracks.
What is to be expected from Anetha in years to come ?
I hope I can find enough time and inspiration to make an LP ! I’m also thinking about doing collabs on upcoming videos and working on stage design, but I can’t say more !

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