Interview + Podcast : Andu SimionSSS / SeekSickSound

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Interview + Podcast : Andu Simion

Quelques questions et photos pour découvrir Andu Simion, producteur, DJ et photographe de Ploiesti (Roumanie), en parallèle de son podcast pour notre série.

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Par Valentin Fleury
Publié le 2 mai 2018 | 6:30

Andu Simion a sorti 2 EPs depuis le début de l’année 2018 : « Ursurpadora » (Cueva Records) et « Heavy Glow » (Palinoia) qui transportent l’auditeur dans un univers musical hypnotisant, et déploient un espace sonore fait de lignes de basses énergiques et percussions acérées, couplées à des accords de synthétiseurs doux et aériens. Il est aussi co-fondateur du Lisière Collectif, un trio de producteurs et DJs originaires de Ploiești en Roumanie, qui envoûtent, au gré de leurs sets, les foules dans des introspections dansantes.

Andu Simion a accepté notre double invitation et a concocté un podcast en complément de cette interview : deux façons de mieux le connaître et de découvrir son univers, ses influences, mais aussi son travail en photographie.


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Salut Andu ! Présente toi pour ceux qui ne te connaissent pas.

Salut tout le monde et merci pour l’invitation ! Ça me fait vraiment plaisir. Je suis Andu Simion, producteur, DJ et photographe. Je viens de Ploiești, en Roumanie.

Tu es un des co-fondateurs du « Lisière Collectif », Peux-tu nous dire comment ce projet est né ? Et qu’est ce que la « Lisière » ?

J’ai rencontré ces gars, Dan et Bogdan, il y a quelques temps. Dan est un ancien camarade de classe et nous sommes voisins à Ploiești. Avec Bodgan, nous avions déjà créé ensemble un projet de musique électronique : « A Dublu ». C’est donc naturellement qu’on a commencé le Lisière Collectif tous les trois en 2013. Nous avons travaillé sur quelques morceaux, et peu après décidé d’envoyer les démos à nos labels préférés. Et en 2014, on avait un EP de programmé sur le label de Mike Grant, le prestigieux Moods and Grooves Records.

La lisière, c’est une sorte de petite forêt dans Ploiești où on a passé notre enfance. C’est un endroit particulier pour nous trois.

La ville de Ploiești, à 60km au Nord de Bucarest (extrait du projet « La Gazette de Ploiești) par Andu Simion

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(extrait du projet « La Gazette de Ploiești’) par Andu Simion

Quelle est la matière première de votre musique : quels sons, quelles émotions sont vos sources d’inspiration ?

C’est toujours compliqué pour nous de trouver le moment adéquat pour la musique étant donné qu’on travaille tous les trois pendant la semaine. Du lundi au vendredi nous sommes au bureau, et le weekend on mixe pour différents évènements, ou bien nous sommes au studio.

Pour ma part, l’inspiration est une chose unique ; chaque instant l’est, tout comme les photos que je prends. Si tu prends une photo aujourd’hui dans ta ville, le matin suivant, des choses auront changé : le temps, les gens ou d’autres détails. Concernant la musique, je découvre l’inspiration dans mon quotidien, dans la routine.

Y-a-t-il des artistes qui t’ont particulièrement inspiré ?

Je suis un grand fan du Giegling crew – surtout de Leafar Legov, AteQ et Prince of Denmark. Le label Driftwood est aussi une influence importante. Ma troisième source d’inspiration (et pas la moins importante, loin de là) est la période acid-house, j’aurais vraiment aimé participer à ces raves dans les entrepôts.

Tu es aussi photographe (andusimion.com) , on sent dans tes projets une forte identité roumaine : tu montres l’influence de la période communiste sur le pays à travers des photos de vieux bâtiments, d’espaces vides, de la pauvreté ; mais aussi de scènes plus intimes et joyeuses. Ta musique s’imprègne – t – elle aussi de cette identité ? Ces deux formes d’expressions s’influencent – elles ?

Je pense que j’ai sans le faire exprès commencé à tisser des liens importants entre mes travaux en photo et en musique, étant inspiré par les mêmes choses dans ces deux domaines.  La Roumanie est un pays photogénique, et je veux en capturer chaque instant pour l’incorporer à un atlas personnel. Je cherche à créer ou à capturer tout ce que je trouve attirant. Je pense que ce que je fais en photo est complété par ma musique, et vice-versa. On sait tous qu’une image vaut mille mots ; je pense que ces deux formes d’expression restent tout de même différentes.

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(extrait du projet « Rio de Blejoi ») par Andu Simion

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(extrait du projet « Squares – Color ») par Andu Simion

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(extrait du projet « Some Of My Best Friends Are Mutants ») par Andu Simion

Vous mixez partout en Roumanie avec le Lisière Collectif, et faites danser les gens sur vos morceaux. A quel point la scène est importante pour vous ? 

Chaque évènement avait une ambiance unique, complétée par les lieux en eux-mêmes. Nous passons plein de morceaux qui nous inspirent et on est heureux de créer un lien avec la foule. La scène est quelque chose de très important, car ici en Roumanie, il y a une grosse activité musicale et nous sommes très chanceux d’êtres invités à mixer dans une multitude d’endroits.

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Des nouvelles sorties pour 2018, sur des labels qui me tiennent à coeur : Palinoia (fondé par Eric Cloutier), Cueva (qui appartient à mes amis argentins Matteo Gritti et Guido Guelman), GFD (créé par Victor Ernuțeanu, un ami de Ploiești) et Cakeman (fondé par Dragoș Ilici). Pour finir, un EP de 4 morceaux programmé sur un nouveau label : Particular, ainsi que quelques morceaux sur des Various Artists.

 

On prépare aussi des sorties avec le Lisière Collectif : une première sur notre propre label LSR, avec un remix par Morphology, un duo finlandais Electro ; et une deuxième programmée plus tard dans l’année sur ABC LTD, un nouveau label créé par nos amis de la ville d’Arad.

Merci d’avoir répondu à nos questions Andu ! Pour conclure, as-tu quelque chose à nous faire découvrir, un artiste un morceau ou quoi que ce soit ?

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(extrait du projet « Romanyan Life ») par Andu Simion

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(extrait du projet « La Gazette de Ploiești ») par Andu Simion

 

Andu Simion has already released two EPs since the beginning of 2018: Usurpadora (on Cueva Records) and Heavy Glow (Palinoia), displaying a mesmerizing musical universe, setting us in a space between energetic basslines and sharp percussions, combined with smooth, aerial synth chords. He is also the cofounder of the Lisière Collectif, a trio of producers and DJs from Ploiești, Romania, who invite the crowds to both lively and introspective dances.

He accepted our double invitation and released a podcast in addition to this interview, two ways that enable us to get to know him better and discover his universe, his influences, and also his works in photography.


Télécharger le podcast


Hello Andu ! Please introduce yourself for people who don’t know you yet.

Hello everybody and thanks for invitation ! I really appreciate. I am Andu Simion, producer, DJ and photographer from Ploiești, România.

You are one of the co-founders of Lisière Collectif, can you tell us about this project and explain what the « Lisière » is?

I’ve met the guys, Dan and Bogdan, some time ago. Dan was my classmate and we’re neighbours in Ploiești. I’ve co-founded with Bogdan an electronic music project called « A Dublu » in the past. So the natural thing for all of us was to start this Lisière Collectif project, back in 2013. We’ve worked on some tracks and soon after this we decided to send some demos to our favorite labels. In 2014 we scheduled an EP on Mike Grant’s label, the prestigious Moods & Grooves Records.

Lisière is a small forest in Ploiești where we have spent our childhood. It’s a special place for all of us.

La ville de Ploiești, à 60km au Nord de Bucarest

Ploiești, 60km to the North of Bucharest (from « La Gazette de Ploiești » project) by Andu Simion

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(from « La Gazette de Ploiești » project) by Andu Simion

What would be the raw material of your music : out of what sounds, emotions and sensations do you create?

It’s always a challenge for us to find the proper time for music, because we’re all working during the week time. From Monday till Friday afternoon we’re at the office, and we spend the weekends playing music on different events or in the studio.

For me, the inspiration is something special. Each moment is unique, like the photographs that I usually take. If you take a photo today in your city, the next morning you will see some changes about the weather, people or something else. Inspiration for making music is something that I discover in my daily routine.

Can you name some artists that have inspired you?

I am a big fan of Giegling crew, especially Leafar Legov, AteQ or Prince of Denmark. Secondly, the Driftwood label is a strong inspiration for me. And the third source of inspiration, but not the least, is the acid-house period. I really wish I had participated at those warehouse raves…

You are also a photographer (andusimion.com) , and your projects show a strong Romanian identity : you show the influence of the communist era through photographs of old buildings, empty spaces and poverty ; and you also display more intimate and joyful scenes. Is your music also very rooted in this identity ? And do these two expressions influence each other?

I think I’ve started to create involuntary a strong connection between my audio and visual works, being inspired by the same things for both directions. Romania is a photogenic country and I want to freeze each moment and add it into a personal atlas.

I feel free to create of capture everything catchy for me ; I think that my photography direction is completed with some audio works, and vice-versa. We all know that one picture is worth a thousand words and I think that both artistic expressions are kinda different.

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(from « Rio de Blejoi » project) by Andu Simion

(from "Squares - Color" project)

(from « Squares – Color » project) by Andu Simion

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(from « Some Of My Best Friends Are Mutants » project) by Andu Simion

You mix quite a lot around Romania with Lisière Collectif, how do you enjoy making people dance to your records ? How important is the scene for you?

Each event had a unique vibe and this vibe is completed with the venue too. We’re playing a lot of records that inspire us and we’re happy to have a connection with the crowds at our events. The scene is very important because here in Romania, there is a lot of musical activity and we’re lucky to receive invitations for playing in different places.

What projects are you currently working on?

I’m working on some new releases for this year, hosted at some great labels for me, like Palinoia (founded by Eric Cloutier), Cueva (owned by my argentine friends Matteo Gritti and Guido Guelman), GFD (founded by Victor Ernuțeanu, my hometown mate) and Cakeman (founded by Dragoș Ilici). Finally, a 4 track EP scheduled on the new label Particular, and some Various Artists too…

We’re also preparing some Lisière Collectif releases, first one hosted on our own LSR label, including a special remix by Morphology, a duo from Finland, devoted to Electro ; and second release will be scheduled later this year on ABC LTD – a new label started by our friends form Arad.

Thanks a lot for your answers Andu ! To conclude, is there a track, a word, an artist or anything you’d like to share with us?

(from "Romanyan Life" project)

(from « Romanyan Life » project) by Andu Simion

(from "La Gazette de Ploiești" project)

(from « La Gazette de Ploiești » project) by Andu Simion

 

 

 

 

 

 

 

 


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