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Le Dom – Castle Owner

Après Sunareht et De Grandi, c’est au tour de Le Dom de pondre un EP sur Paradoxe Club. Au programme : cybernétisme, basses, et bérite club music.

Castle Owner - artwork by Hector de la Vallée

8.2

10

Par Julien Smith
Publié le 5 mars 2018 | 14:12

Figure emblématique de la scène club française, passé chez Liar sur Tessier-Ashpool puis chez Teki Latex sur Sound Pellegrino, avec un petit détour par [re]sources, Le Dom est le co-fondateur de Paradoxe Club, label de référence dans la matière. Avec son EP Castle Owner sorti le 2 mars sur ce dernier label, il nous propose un condensé d’influences, allant de la synthwave au grime en passant par Broken Haze ou le UK Funky, le tout parcouru de rythmes bérite bien sentis et des sonorités opalescentes caractéristiques de l’artiste.

L’EP s’ouvre sur « Richter », un titre entre grime et club qui nous propulse dans un univers de percussions futuristes, où les rythmiques bérite viennent renforcer un beat grime appuyé d’une basse tout droit sortie d’un vaisseau spatial, en faisant une track taillée pour le dancefloor tout en étant finement travaillée. Vient ensuite le morceau éponyme, « Castle Owner », où un pad enveloppant introduit un morceau que l’on pourrait placer entre grime et UK garage du point de vue rythmique, mais où l’univers est parsemé d’éléments cybernétiques, de percussions glaciales à la Paradoxe Club et de mélodies presque synthwave dans leur texture : il y en a pour tous les goûts.
« AVC Sound System » vient remettre une couche de futurisme doublée d’une teinte d’humour, avec des bruitages délirants côtoyant des percussions plus conventionnelles pour introduire un « Paradoxe Club in the house » prononcé avec un accent français impensable. Le drop monumental et extrêmement percussif, reposant sur une vaste basse, nous laisse attendre la retombée de basse, avant un hybride rythmique dont Le Dom a le secret. On aimerait entendre plus de morceaux comme celui-ci, avec un sound design pittoresque au service d’une grande dynamique. L’artiste continue à jouer avec son auditoire dans « Tension », où des percussions aquatiques ponctuées de rires discrets semblent mener vers un drop que l’on n’entendra jamais. Un motif mélodique vient plutôt s’installer avec son cortèges de bruitages et de percussions étranges qui vont et viennent, avant de disparaître au profit d’une partie plus rythmique, puis de réapparaître et de s’étoffer. La tension continue à monter, on serait prêt à partir pour dix minutes de club music cybernétique, mais le morceau en reste là : à la fois jouissif et frustrant. Enfin, l’EP se conclut en beauté sur « Final Form », au rythme club cassé et à la puissance dancefloor incontestable.

Indéfinissable, l’EP Castle Owner semble donc nous proposer un avenir possible de la club music, que Le Dom défriche pour nous. Et force est de constater que sa musicalité est plus que convaincante.

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