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Retour sur le Weather Winter 2016

Retour sur la troisième édition du Weather Winter, nouvelle session réussie pour le festival parisien.

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Par Charles-Louis Velieu
Publié le 4 janvier 2017 | 12:06

Le 17 décembre dernier avait lieu au Paris Event Center la troisième édition du Weather Winter. Maintenant bien instauré dans les festivités hivernales parisiennes, l’événement montrait dès notre arrivée (sur le coup de minuit) une euphorie générale et une effervescence de personnes de tous âges et de toutes régions. Un engouement largement explicable par le travail de l’équipe du Weather, qui a su diviser en deux hangars les représentants de la scène techno et house d’aujourd’hui, oscillant entre têtes d’affiches et jeunes talents.

Après une queue légèrement moins fluide que l’an dernier et parfois propice aux mouvements de foules (pardonnés du fait de l’enthousiasme grandissant pour ce rendez-vous annuel), les festivaliers ont pu pénétrer dans l’enceinte du Weather. À l’intérieur se présentaient à nous les deux hangars qui allaient être notre lieu de vie pendant 8h. Le hall A, en largeur, massif et à la programmation définitivement techno, est en opposition au hall B, plus petit, en longueur, faisant la part belle à une programmation à l’accent plus house (mais moins radicalement qu’aux éditions précédentes). Le tout étant accompagné d’une scénographie et d’un système son grisants et immersifs.

À notre arrivée, nous avons opté dans un premier temps pour le hall A avec Unforeseen Alliance, le live réunissant les 4 ténors de la scène française Zadig, Voiski, Antigone, et Birth Of Frequency. Le groupe a livré une techno puissante et agressive, avec des phases ambient à l’image des productions solos de ces artistes. Bien que la foule ait été obligée de retenir son souffle une dizaine de minutes lors d’une coupure de son imprévue, le quatuor a fait un sans-faute dans ce live imposant.

Nous estimons alors judicieux de nous diriger vers le hall B pour le DJ set de Josh Wink. Un choix qui nous a donné l’impression de changer de monde tant les deux hangars sont différents : de l’ambiance sombre et hypnotique du hall A faisant vibrer les technophiles, nous débarquons dans l’énergie et le groove du hall B, à taille plus humaine. Josh Wink a offert à son public un set acid house à la hauteur de cette légende des années 90. L’Américain a su captiver la salle avec un mix chaleureux et entrainant. On notera la présence de beaucoup de sons du baron de l’acid, laissant l’espoir d’un live en prévision.

Nous avons choisi de faire l’impasse sur le set de Marcel Dettman, habitué du festival, par un élan de curiosité pour le jeune Sweely. Il aura été la très bonne surprise de cette édition. Le Niçois de seulement 21 ans a construit un live dans l’esprit le plus pur de la house mais avec son style personnel, incisif et efficace. La foule n’a fait qu’un tout le long de son set, notamment lors de « Take Me To My House » et ses vocales entêtantes.

Le hangar se remplit avec véhémence sur la fin du set de Sweely. Laurent Garnier, qui semble lui aussi avoir apprécié le live du jeune producteur français, prend la relève. Son ouverture, avec « String Theory » de Mason Rubinstein, a galvanisé la foule. Un grand moment de poésie où le public en folie a su montrer son amour (justifié) pour l’icône de la techno française. Malgré cela, nous avons choisi de quitter le Hall B (bondé) à la suite de la première demi-heure pour se frotter au set hybride de Donato Dozzy et Peter Van Hoesen.

Et c’est sans regrets que nous avons fait notre choix. Le set de Dozzy et Hoesen s’est présenté comme le final parfait pour cette édition 2016. Pendant 4h30, les deux associés ont opéré une dub techno aux percussions agressives et aux riffs acid poignants. Avec une musique à la fois violente et pleine d’émotions, les deux shamans, leurs platines et leur rangée de machines en tout genre ont su tenir en haleine la foule jusqu’à 8h00. Proposer d’un côté un set du patron de la scène française Laurent Garnier et de l’autre les dignes représentants de la nouvelle vague techno est la preuve du talent des programmateurs du Weather.

C’est sur un dernier moment de magie acid que les lumières du Hangar A se sont rallumées et qu’un tonnerre d’applaudissements a achevé cette session 2016. L’armée de festivaliers unis le temps d’une soirée se sépare. Les initiés auront trouvé leur compte d’artistes nouveaux aux dates plutôt rares dans une ambiance hangar à faire pâlir les anciennes générations. Les nouveaux venus auront pu découvrir dans des conditions reines ce qui pourrait devenir leur nouvelle passion, avec des artistes immanquables. Preuve d’une nouvelle session réussie du Weather Winter, et de la raison de son succès, le festival aura encore traité avec soin l’ensemble de ses invités.

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